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07 Mar

La Chine abaisse son objectif de croissance

Publié par Diarium  - Catégories :  #Economie-Finance

La Chine abaisse son objectif de croissance

La Chine a abaissé dimanche son objectif de croissance économique pour 2017, prenant acte de l'envolée de sa dette et d'une conjoncture mondiale morose, mais le régime communiste entend se donner les moyens de stabiliser l'activité avant un remaniement politique crucial à l'automne.

 

«On attend une croissance d'environ 6,5 %, même si nous nous efforcerons de faire mieux», a déclaré le premier ministre Li Keqiang devant les près de 3000 membres du Parlement chinois (ANP).

 

Pékin révise ses ambitions, après avoir visé en 2016 une croissance «de 6,5 % à 7 %». Le PIB de la deuxième économie mondiale avait finalement progressé de 6,7 %, sa pire performance depuis 26 ans.

 

Rééquilibrage

 

En ouvrant la grand-messe annuelle de la chambre d'enregistrement du régime, sous les ors du Palais du peuple, M. Li a joué les équilibristes, alternant l'énumération de «graves difficultés» et celle des réformes économiques.

 

De fait, Pékin est sur la corde raide: prônant un douloureux rééquilibrage vers les services et la consommation intérieure, mais également soucieux de préserver la stabilité sociale et l'emploi.

 

Quitte pour ce faire à maintenir à flot des groupes étatiques structurellement déficitaires et à gonfler les dépenses publiques dans de colossaux chantiers d'infrastructures.

 

Li Keqiang a certes déploré le «marasme de l'économie mondiale» et reconnu les épées de Damoclès suspendues au-dessus du système financier chinois: une dette dépassant 270 % du PIB, l'envol des créances douteuses des entreprises, l'essor d'une «finance de l'ombre» non régulée.

 

« Capacités de maîtriser »

 

En abaissant considérablement le coût du crédit depuis 2014, Pékin voulait doper l'activité, mais ces énormes liquidités ont surtout alimenté la spéculation et une énorme bulle dans l'immobilier, que les autorités s'efforcent désormais de dégonfler — comme l'a admis M. Li.

 

Cependant, le premier ministre s'est empressé de rassurer: «Les fondamentaux économiques sont robustes. Nous avons les capacités de maîtriser les risques systémiques», a-t-il martelé, rappelant que le désendettement des entreprises, particulièrement les groupes d'État, était «une priorité».

 

Les banques — qui ferment leurs portes aux firmes privées pour privilégier les groupes publics et les placements spéculatifs — doivent «se concentrer» sur le financement de «l'économie réelle», a tonné M. Li.

 

Avant de retrouver ses accents réformistes de 2013: les «pouvoirs discrétionnaires» de l'État seront réduits pour «offrir au marché des marges de manoeuvre accrues», a-t-il affirmé, promettant des simplifications administratives et «un environnement fiscal transparent et plus équitable».

 

 

 

Source : Journal de Montreal

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