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07 Mar

L'immobilier surchauffe à Paris et dans certaines grandes villes de France

Publié par Diarium  - Catégories :  #Economie-Finance

L'immobilier surchauffe à Paris et dans certaines grandes villes de France

À Paris, les prix de l’immobilier ont encore gagné +1,2% en février. Sur 12 mois, les prix progresseraient de 7% dans la capitale et de 9% à Bordeaux. Les acheteurs sont prêts à tout pour profiter des taux bas avant leur éventuelle remontée, au risque de créer une bulle.

 

Les chiffres du dernier baromètre immobilier du site d’information MeilleursAgents.com ont de quoi surprendre. Selon cet indicateur, basé sur les promesses de vente, les prix de l’immobilier poursuivraient leur hausse à un rythme particulièrement soutenu sur l’ensemble du territoire français, dépassant largement le niveau de l’inflation.

 

Paris et Bordeaux : les prix s’affolent

 

À Paris, les prix ont gagné 1,2% en seulement quatre semaines au cours du mois de février, amenant leur hausse à 2,4% depuis le début de l’année et 7,2% sur 12 mois.

 

À Bordeaux, la hausse est encore plus forte, atteignant 2,3% en février et 4,3% depuis le début de l’année. Sur un an, les prix auraient progressé de 9%. Une performance digne du milieu des années 2000 où l’économie française bénéficiait d’une croissance et d’une inflation substantielles.

 

« A force d’augmenter, les prix retrouvent leurs plus hauts historiques à Paris, voire les dépassent comme à Bordeaux ou Lyon » commente MeilleursAgents.

 

La tendance haussière sur les prix immobiliers se retrouve partout en France, mais à un rythme légèrement moins soutenu que dans ces grandes villes. En Île-de-France (hors Paris), les prix progresseraient de 0,5% à 1,8% depuis le début de l’année selon les départements, et de 3,9% à 5,6% sur un an, toujours selon MeilleursAgents.

 

En régions, les dix plus grandes villes françaises ont vu les prix de leur immobilier progresser au cours des 12 derniers mois, mais à Lille, Strasbourg, Nice ou encore Montpellier, les prix sont encore loin de s’emballer.

 

Evolution des prix de l'immobilier (promesses de vente) dans les 10 principales villes de France au 1er mars 2017. Source : MeilleursAgents.

 

Sentiment d’aubaine sur les faibles de crédit, toujours très faibles

 

« La dynamique du marché repose depuis plusieurs mois intégralement sur l’effet d’aubaine des taux bas alors que toutes les conditions macroéconomiques sont encore médiocres : croissance faible, chômage élevé, incertitudes politiques » commente Sébastien de Lafond, Président de MeilleursAgents.com.

 

« Malgré un contexte politique national et international agité, la baisse surprise des rendements des emprunts d’état (taux des OAT 10 ans à 0,90% en février) repousse, au moins temporairement, la perspective d’une remontée brutale des taux des crédits immobiliers » ajoute-t-il.

 

« Dans ces conditions, les acheteurs ont le sentiment qu’il faut accélérer leur achat avant que les taux ne remontent alors que les prix sont déjà en train de grimper. Ce qu’ils ne payent pas à leur banquier grâce à la faiblesse des taux se retrouve en partie dans le prix du bien qu’ils sont prêts à payer au vendeur. La faiblesse des taux nourrit mécaniquement l’inflation des prix ».

 

Nouvelle bulle immobilière ?

 

Ce phénomène soulève naturellement des questions sur la formation d’une bulle immobilière, notamment à Paris où les prix de l’immobilier sont déjà particulièrement élevés depuis plusieurs années en ayant progressé beaucoup plus rapidement que l’inflation et les salaires.

 

La progression des prix de l’immobilier à un rythme plus rapide que l’inflation aggrave entre autres le phénomène d’inaccessibilité des jeunes à la propriété.

 

Pour MeilleursAgents, non neutre sur la question du fait de ses intérêts commerciaux, la situation reste saine. « Il n’y a pas encore de surchauffe ou de quelconque risque de bulle : ne se vendent aujourd’hui que les biens de qualité, en zone urbaine, proches des transports, des écoles et des commerces. La dynamique de la hausse ne concerne pas encore les zones rurales ni même les résidences secondaires qui souffrent encore de l’atonie du marché et du manque d’appétit des acheteurs » termine Sébastien de Lafond.

 

 

 

Source : Boursorama

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