Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 Jun

Allocations chômage : pas de revalorisation au 1er juillet et un déficit plus important que prévu

Publié par Diarium  - Catégories :  #Economie-Finance

Allocations chômage : pas de revalorisation au 1er juillet et un déficit plus important que prévu

Les allocations chômage ne seront pas revalorisées au 1er juillet, le Conseil d'administration (CA) de l'Unédic ayant échoué à se mettre d'accord sur un taux, d'après des sources syndicales. De surcroît, le déficit de l'assurance chômage devrait être plus fort que prévu, à 4,4 milliards d'euros en 2016 et 3,9 milliards d'euros en 2017, selon un document présenté lundi en Conseil d'administration de l'Unédic, qui prévoit une dette cumulée de 34,1 milliards à fin 2017.

 

"Pas de revalorisation pour le 1er juillet", a annoncé Michel Beaugas, qui siège au CA pour Force ouvrière, une information confirmée par les représentants de la CGT et de la CFTC. "Le patronat pousse le vice jusque-là, avec le culot de trouver comme excuse que le déficit est grandissant alors qu'il a fait échouer les négociations qui devaient le réduire", a fustigé Eric Courpotin, de la CFTC.

 

L'allocation minimale (28,67 euros par jour actuellement) et la partie fixe des allocations (11,76 euros par jour, auxquels s'ajoutent 40,4% de l'ancien salaire brut) sont traditionnellement revalorisées au 1er juillet de chaque année. Elles l'avaient été de 0,3% en 2015, de 0,7% en 2014 et de 0,6% en 2013.

 

Lundi, lors du CA de l'Unédic, les syndicats ont réclamé unanimement une revalorisation de 0,5%, tandis que le patronat proposait de ne pas augmenter les allocations, selon les trois sources. Ces deux propositions ont été soumises au vote : elle ont, toutes deux, récolté "25 voix pour" et "25 voix contre" et n'ont donc "pas été adoptées", a indiqué M. Beaugas. "La décision est remise à une séance ultérieure", a-t-il ajouté.

 

De son côté, la CGT a dénoncé dans un communiqué "l'insupportable veto du Medef et de ses acolytes". Le syndicat avait d'abord proposé une revalorisation de 5%, avant de se rallier aux autres syndicats (plus 0,5%) "pour permettre une augmentation minimale".

 

Fin mars, 2,55 millions de demandeurs d'emploi percevaient une allocation chômage en métropole, soit 41,5% de l'ensemble des inscrits à Pôle emploi toutes catégories confondues.

 

Dans ses précédentes prévisions publiées fin février, l'Unédic prévoyait un déficit de 4,2 milliards cette année et de 3,6 milliards l'année prochaine. Mais "nous constatons à fin mai une sous-estimation des dépenses en allocations par rapport à la prévision", note l'organisme dans une note. Ce "risque d'augmentation des dépenses" est "toutefois atténué par une situation macro-économique plus favorable observée au 1er trimestre". "A réglementation inchangée, les dépenses de l'Unédic seraient plus élevées", "jusqu'à plus 200 millions d'euros en 2016 et plus 280 millions d'euros en 2017", selon le document, qui ne modifie pas les prévisions de recettes du régime.

 

In fine, "les déficits pourraient être aggravés jusqu'à 4,4 milliards d'euros en 2016 et 3,9 milliards d'euros en 2017" et la dette cumulée atteindrait 30,2 milliards à fin 2016 et "jusqu'à 34,1 milliards d'euros à fin 2017", selon la note.

 

La dette était initialement attendue à 30 milliards à fin 2016 et à 33,6 milliards à fin 2017.

 

Une renégociation des règles d'assurance chômage a échoué à la mi-juin, après le refus catégorique du patronat de moduler ses cotisations pour renchérir les contrats courts. Le gouvernement, qui comptait sur l'entrée en vigueur de nouvelles règles pour réaliser des économies, a finalement prolongé l'actuelle convention au-delà de son échéance initialement fixée au 1er juillet.

 

 

 

Source : Boursorama

Commenter cet article

Archives

À propos

Un regard neuf sur l'actualité basé sur des sources fiables.